Affichage des articles dont le libellé est juillet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est juillet. Afficher tous les articles

L’Esala Perahera de Kandy, fête de la Dent de Bouddha

L’Esala Perahera de Kandy : voici véritablement une fête à ne pas manquer si vous vous rendez au Sri Lanka en été. Elle est considérée comme l’une des manifestations religieuses les plus extraordinaires d’Asie. Il existe des « peraheras » – mot qui signifie « procession » en cingalais - dans tout le pays, mais celle de Kandy est la plus célèbre, car la ville possède une relique sacrée entre toutes : la Dent de Bouddha. Des milliers de Sri Lankais viennent y assister chaque année et seront donc présents en 2011 entre le 31 juillet et le 14 août.

Temple de la Dent à Kandy
CC Xavance-Flickr
Les 5 premières nuits

C’est la cérémonie du Kap Situveema qui ouvre les festivités. On abat à cette occasion un jacquier qui n'a pas encore donné de fruits. L'arbre sera débité en quatre morceaux, portés ensuite dans l’enceinte des quatre temples hindous de la ville. Pendant les cinq nuits qui suivent, les prêtres tournent en procession, accompagnés de danseurs et de tambours.

Les dix nuits suivantes

C’est à partir de la sixième nuit que commence le fabuleux spectacle des parades extérieures. Chaque soir, une centaine d’éléphants luxueusement carapaçonnés, des danseurs, des joueurs de tambour et des jongleurs de feu défilent dans les rues. Raju, un majestueux éléphant de 60 ans, a l’honneur de porter une réplique de la Dent de Bouddha, exceptionnellement sortie du Temple de la Dent pour l’occasion. Les processions gagnent en importance et en splendeur au fur et à mesure des nuits, pour atteindre leur apogée à la pleine lune d’Esala (Esala est le nom du mois qui correspond à une période située entre juillet et août sur notre calendrier).


CC Isurusen-Flickr

Le dernier jour

La fête se termine par le Diya Kepeema, une cérémonie qui a lieu pendant la journée. Les gardiens de chaque temple se rendent à la rivière Getambe et remplissent d’eau un récipient qui sera conservé jusqu’à l’année suivante.

Pendant la Perahera, des gradins sont installés dans les rues, mais sachez que les sièges sont payants. Les festivités commencent en général à 20h pour se terminer vers 1h du matin. Kandy est située dans le centre du pays et on peut s’y rendre facilement en train ou en bus depuis Colombo, la capitale.

O-bon, la fête des morts au Japon

Le temps d’O-bon est bientôt venu. Les maisons japonaises vont se parer de lanternes colorées pour aider les esprits des défunts ancêtres à trouver le chemin. Pour ceux qui sont morts récemment, les lanternes seront blanches. Après les événements tragiques qui ont meurtri le pays tout entier cette année, O-bon risque d’être empreint d’une émotion particulière.

Venue de Chine il y a 500 ans, cette fête religieuse est aujourd’hui fériée pendant 3 jours. C’est l’une des fêtes les plus populaires du Japon. Selon les régions, les dates de célébration diffèrent. Elle était au départ fixée au septième mois du calendrier lunaire mais de nos jours, elle est célébrée du 13 au 15 juillet à Tokyo et à la mi-août dans la plupart des régions du pays.

CC Grooble-Flickr
Pendant cette période, les Japonais des grandes villes retournent dans leur village natal pour s'occuper des tombes de leurs ancêtres, les fleurir et les décorer de lanternes en papier. Des lanternes et des offrandes de nourriture sont aussi placées sur des autels devant les maisons. Les portes des temples, considérées comme les portes de l’enfer, s’ouvrent pour permettre aux défunts de revenir sur Terre rendre visite à leurs proches qui les soulageront de leurs souffrances. A la fin d’O-bon, les familles déposeront les lanternes sur un fleuve ou sur la mer et grâce à ces lumières bienfaitrices, les esprits pourront regagner l’au-delà, apaisés.

CC Permanent traveller-Flickr
Les festivités d’O-bon sont aussi le théâtre de danses traditionnelles, les Bon-odori. Parmi elles, le Chankoko est consacré aux familles dont l’un des membres est mort l’année précédente. Pour y assister, le mieux est de se renseigner auprès des mairies à partir du premier jour du festival.

CC Lissalou66-Flickr

Merci à Sandy de m’avoir parlé de ce festival !

Focus sur le festival Bakatue au Ghana

J’entends déjà les passionnés d’Afrique se plaindre... Quoi ? Aucun billet sur une fête du Continent Noir, alors qu’il y en a tant ? Voilà qui va les réconcilier avec Le Monde en Fêtes : nous partons cette semaine au Ghana et plus précisément dans la ville d’Elmina, au festival Bakatue. Il se tient tous les premiers mardis de juillet et a donc lieu en 2011 le 5 juillet.

Située sur la côte Atlantique, Elmina est une ville symboliquement importante en Afrique de l’ouest. Elle a en effet été l’un des plus grands centres de la traite des esclaves aux XVIIème et XVIIIème siècles. C’est aujourd’hui un petit port de pêche de 20 000 habitants qui s’anime chaque année lors du festival Bakatue, connu dans toute l’Afrique.

CC Steven W Belcher - Flickr
"Bakatue" signifie littéralement « ouverture du lagon » : la fête célèbre en fait l’ouverture de la saison de la pêche dans le lagon Benya. Cette ouverture intervient après une période d’interdiction de pêche de plusieurs semaines, pendant laquelle les habitants se sont nourris presque exclusivement d’ignames. Ils n’ont pas pu non plus jouer de la musique ni organiser de rituels funéraires.

CC Steven W Belcher - Flickr
A cette occasion, le chef et les anciens, vêtus de leurs habits de fête, paradent d’abord dans les rues sur des palanquins richement décorés. Vient ensuite la cérémonie des lancers de filets qui symbolise l’ouverture de la pêche. Enfin a lieu une régate de canoës, organisée sur le lagon Benya. Les premières prises des pêcheurs seront offertes aux divinités locales pour qu’elles bénissent la saison de pêche. Cette activité est la principale source de revenus des gens d’Elmina. La fête se termine avec une procession jusqu’au palais du chef, accompagnée de tambours, de chants et de danses.

CC Steven W Belcher - Flickr

CC Steven W Belcher - Flickr


Khao Phansa, l’entrée en Carême bouddhique

Direction l’Asie du sud-est cette semaine, avec un focus sur la fête de Khao Phansa en Thaïlande. Cette manifestation religieuse, présentée comme un Carême bouddhique, est célébrée aussi dans d’autres pays d’Asie du sud-est. Elle se tient à chaque pleine lune qui précède la saison des pluies. En 2011, on peut y assister du 15 au 17 juillet, jours qui sont fériés pour l’occasion. 

Khao Phansa marque donc le début d’une retraite pour les moines, qui ne sortiront plus des monastères pendant trois mois. Selon une tradition qui remonterait à l’époque du Bouddha, ils vont pendant cette période se consacrer uniquement à la méditation et à l’enseignement et se soumettre à des règles plus strictes qu’à l’accoutumée. 

Traditionnellement, les familles choisissent également ce moment pour faire entrer les jeunes novices au monastère. Ils auront ensuite le choix de quitter les ordres à la fin des trois mois du Carême, qui sont des vacances scolaires, au bout de quelques années, ou bien jamais.

On peut voir des gens baigner les pieds des bonzes, ce qui est censé les laver de leurs propres péchés.  Crédit : yeudulich.vn 
C’est dans des moments comme celui-là que transparait la ferveur religieuse des Thaïs. Selon les préceptes du Bouddha, ils cherchent à obtenir des « mérites » en faisant aux monastères des offrandes de nourriture, mais aussi de bougies, celles-ci étant symboliquement censées éclairer la quête spirituelle des moines. Pour cette raison, Khao Phansa est également appelée « festival des bougies ». 
Crédit : canvas-of-light.blogspot.com
Si vous êtes intéressés par cette fête, notez que des processions sont organisées dans tout le pays, mais celles d’Ubon Ratchathani, dans le nord-est du pays, sont les plus marquantes. Vous y verrez de monumentales sculptures en cire d’abeille, dont certaines atteignent plusieurs mètres de haut et sont richement sculptées de motifs représentant des scènes de la vie du Bouddha. Elles sont promenées sur des chars jusqu’aux pagodes. 

Crédit : sahavicha.com
Mais si l’ambiance est festive – un concours du plus beau char et l’élection de miss Khao Phansa sont même organisés –  il faut savoir que cette manifestation reste strictement religieuse et que donc aucun alcool n’y est consommé. 

Festival Matariki : les pieds sur terre et la tête dans les étoiles

Maori rime avec rugby. Mais encore plus avec Matariki. Car si les Maori sont connus pour leur fameux Haka, on a trop vite fait de les réduire à de gros sportifs qui font des grimaces un peu effrayantes. Heureusement, le Festival Matariki est là pour remettre les pendules à l’heure. Débuté en 2011 le 4 juin, il durera jusqu’au 4 juillet.

CC Expat Nomad-Flickr

Les Maori sont à l’origine des populations polynésiennes qui se sont progressivement installées en Nouvelle-Zélande, à partir du VIIIème siècle. Des grandes tribus de guerriers d’autrefois il reste aujourd’hui 600 000 âmes, urbanisées mais aussi très attachées à leurs traditions transmises de génération en génération.

Pour les Maori, la connaissance du ciel et des étoiles a toujours été un moyen de faire perdurer ces traditions, permettant ainsi la renaissance du Festival Matariki qui était interdit sous l'époque coloniale. Le mot «Matariki» signifie «petit faisceau d’étoiles». C’est en fait une constellation, également connue sous le nom de «Pléiades» ou «Sept-Soeurs». Elle apparaît début juin dans le ciel de Nouvelle-Zélande, un peu avant l’aube, presqu’au même endroit que le soleil levant. Son arrivée marquait autrefois la fin de la saison des cultures et le début des moissons. Aujourd’hui, elle sonne à la fois le début du Festival et le nouvel an Maori.

Crédit : www.democraticunderground.com

Pendant plusieurs semaines, les Maori, mais aussi de plus en plus les «Pakehas» – terme qui désigne les néo-zélandais d’origine anglo-saxonne – rendent hommage à la Terre en plantant des arbres, en apprenant à reconnaître les espèces endémiques, en nettoyant les plages et les parcs et en faisant des randonnées dans le bush.

CC Nznationalparty-Flickr

Petits et grands apprennent également à repérer les constellations dans le ciel et partagent des repas traditionnels. Dans les écoles, les enfants sont sensibilisés à l’environnement, l’astronomie et la culture Maori en général. Les touristes peuvent participer à toutes ces activités, assister à des spectacles et concerts en pleine rue et voir des expositions d’art, d’artisanat et des pièces de théâtre.

Enfin, le Festival est aussi l’occasion de voir le ciel se remplir de cerfs-volants. En effet, Matariki et la tradition des cerfs-volants sont très liés, puisque ces derniers sont considérés comme un lien entre le ciel et la terre. On les appelle en maori «Te manu tukutuku» («manu» signifie «oiseau» en maori). Ils sont fabriqués à partir de végétaux et décorés de coquillages et de plumes. Ils vivent aujourd’hui un retour en force au sein des tribus Maori, notamment grâce aux fêtes de Matariki.

Crédit : www.carnetdevol.org

Les manifestations sont particulièrement suivies à Auckland. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du Festival Matariki (en anglais).

Ibagué : 39ème édition du Festival national du folklore colombien

Avis aux mélomanes et aux adeptes, comme moi, des rythmes andins : du 23 juin au 4 juillet 2011 se tient à Ibagué, en plein coeur de la Colombie, la 39ème édition du Festival national du folklore colombien. Un beau prétexte pour visiter ce pays mal connu et qu’on associe trop vite au narcotrafic et aux prises d'otage... 

Située à 125km à l’est de Bogota dans la région du Tolima, la ville d’Ibagué est reconnue comme la Cité musicale de Colombie. Ses concerts, ses festivals et son conservatoire ont fait sa réputation. Ses habitants y sont également pour quelque-chose, puisque l’on dit d’eux qu’ils ont la musique dans le sang.

Chaque année, à la veille des fêtes de Saint-Jean et Saint-Paul, la ville est en effervescence. Les places et les parcs se transforment en scènes à ciel ouvert où l’on peut admirer des couples dansant au son des musiques traditionnelles colombiennes.

Crédit : festivalfolclorico.com
Crédit : festivalfolclorico.com 
Parmi elles, le Pasillo, le Bunde, le Bambuco et le Sanjuanero sont les plus populaires. Des femmes aux tenues très colorées et des hommes portant foulards, espadrilles et costumes blancs dansent selon des chorégraphies typiques du Tolima. Un concours donne ensuite l’occasion de départager les meilleurs danseurs, tandis qu’un autre permet l’élection de la Reine du Folklore, le jour du Défilé de la Saint-Jean.

Crédit : festivalfolclorico.com
Pour les hispanophones, le site du festival donne de plus amples renseignements.